Beautiful Plants For Your Interior

Construire une palissade en bois verticale demande avant tout une structure capable de résister au vent et à l’humidité. Des poteaux bien ancrés, deux ou trois traverses horizontales et des lames posées sans contact permanent avec le sol permettent d’obtenir une clôture stable, durable et facile à entretenir.
Concevoir la palissade edt vérifier les règles locales
Avant de commander le bois, définissez précisément la forme de la future clôture. Cette préparation permet de calculer les quantités, mais aussi d’adapter la structure aux contraintes réelles du terrain.
Relevez notamment :
- la longueur totale à clôturer ;
- la hauteur souhaitée ;
- le degré d’occultation recherché ;
- l’exposition aux vents dominants ;
- la nature et la stabilité du sol ;
- la présence d’une pente, d’un angle ou d’un portillon ;
- la position exacte de la limite séparative.
Une palissade pleine de 1,80 m forme une surface fortement sollicitée par le vent. Sur une parcelle côtière, dans un passage venteux ou sur un terrain dégagé, prévoyez des poteaux plus robustes, des travées plus courtes ou une pose laissant circuler l’air.
Consulter le PLU avant les travaux
Une clôture peut généralement être installée sans autorisation, mais des exceptions existent. Une déclaration préalable peut être demandée dans certains secteurs protégés, dans des zones définies par le plan local d’urbanisme ou lorsqu’une décision communale l’impose.
Le PLU peut encadrer :
- la hauteur maximale ;
- la couleur du bois ou de la finition ;
- les matériaux autorisés ;
- la proportion de parties ajourées ;
- l’aspect visible depuis la voie publique.
Un échange avec le service urbanisme de la mairie vous évite de construire une palissade qui devrait ensuite être modifiée.
Dans certaines zones naturelles ou forestières, les règles locales peuvent également demander un passage libre au ras du sol afin de faciliter la circulation de la petite faune.
Rester entièrement sur votre propriété
Vous pouvez clôturer votre terrain, mais la palissade, ses poteaux et ses fondations doivent rester intégralement sur votre parcelle lorsqu’aucun accord de mitoyenneté n’a été conclu avec le voisin.
Une limite mal identifiée peut entraîner le dépassement d’un plot en béton, d’une platine ou d’une lame. Lorsque les bornes sont absentes ou difficiles à localiser, un bornage permet de sécuriser l’implantation avant de creuser.

Choisir le bois et dimensionner la structure
Les sections de bois doivent être choisies selon la hauteur de la palissade, la longueur des travées, la prise au vent et la résistance du sol. Il n’existe pas une seule combinaison valable pour tous les jardins.
Pour une palissade verticale d’environ 1,80 m, les dimensions suivantes constituent une base de conception prudente :
| Élément | Dimension courante conseillée |
|---|---|
| Poteaux | 90 × 90 mm minimum |
| Entraxe entre les poteaux | 1,50 à 1,80 m |
| Traverses horizontales | 45 × 70 à 45 × 95 mm |
| Nombre de traverses | 3 |
| Épaisseur des lames | 18 à 27 mm |
| Largeur des lames | 90 à 145 mm |
| Distance entre les lames et le sol | 5 à 10 cm minimum |
Un entraxe de 1,80 m convient à de nombreuses configurations courantes. Réduisez-le lorsque la clôture est totalement opaque, très haute ou fortement exposée. Des travées plus courtes limitent la flexion des traverses et les efforts transmis aux poteaux.
Quelle classe d’emploi choisir ?
La classe d’emploi indique le niveau d’exposition à l’humidité auquel le bois peut résister. Elle ne renseigne pas directement sur sa résistance mécanique.
La répartition peut être organisée ainsi :
- classe 4 pour les poteaux enterrés ou directement scellés ;
- classe 3 au minimum pour les lames et les traverses extérieures bien ventilées ;
- classe 4 pour les éléments proches du sol ou régulièrement soumis aux projections d’eau ;
- bois naturellement durable correctement débarrassé de son aubier lorsqu’il est vendu sans traitement.
Le douglas, le mélèze, le châtaignier et le chêne peuvent convenir à une palissade. Leur durabilité dépend toutefois de la partie du tronc utilisée, de leur séchage et de la conception de l’ouvrage. L’aubier reste généralement plus vulnérable que le bois de cœur.
Employer des fixations adaptées à l’extérieur
Les vis doivent résister à l’humidité, aux produits de traitement du bois et aux éventuelles réactions avec les tanins.
L’inox A2 convient à la majorité des jardins. Près du littoral ou dans une atmosphère très corrosive, préférez l’inox A4. Des vis inox sont également recommandées avec le chêne et le châtaignier afin de limiter les coulures sombres autour des fixations.
Réaliser des fondations capables de résister au vent
Une palissade durable repose sur une liaison stable entre les poteaux et le terrain. Des lames épaisses ne compensent pas des fondations trop petites ou posées dans un sol instable.
Poser la palissade dans un terrain naturel
La pose sur supports en H galvanisés scellés dans des plots en béton protège efficacement les poteaux. Le bois reste surélevé, ce qui facilite son séchage après la pluie.
Pour une clôture pleine proche de 1,80 m, vous pouvez retenir comme première base :
- une profondeur de 50 à 60 cm ;
- un diamètre ou une largeur de 30 à 40 cm ;
- un support parfaitement centré ;
- un plot dont le dessus évacue l’eau vers l’extérieur.
Ces dimensions doivent être augmentées dans un sol meuble, sur un terrain très exposé ou lorsque la profondeur hors gel locale l’exige. Une grande palissade opaque exerce un effort de basculement élevé : la profondeur ne doit donc pas être calculée à partir de la seule hauteur visible.
Dans une configuration très venteuse ou atypique, faites vérifier la section des poteaux et le volume des fondations par un professionnel.
Sceller directement les poteaux
Le scellement direct procure une liaison rigide, mais place le bois dans une zone humide difficile à ventiler. Cette technique demande des poteaux compatibles avec la classe d’emploi 4.
Pour ralentir les dégradations :
- aménagez un fond drainant ;
- protégez les coupes réalisées après traitement ;
- évitez de former une cuvette autour du poteau ;
- donnez au sommet du béton une légère pente vers l’extérieur ;
- ne recouvrez pas la base avec de la terre ou un paillage humide.
Cette méthode reste moins favorable au séchage qu’un support métallique maintenant le bois au-dessus du terrain.
Fixer les poteaux sur une dalle ou un muret
Une platine ne peut être fiable que si son support résiste aux efforts de traction et de basculement. Une couvertine mince ou un simple parpaing creux ne suffit pas toujours pour porter une palissade pleine.
Choisissez l’ancrage selon le matériau :
- goujons adaptés au béton plein ;
- scellement chimique compatible avec la maçonnerie ;
- tiges et tamis spécifiques pour certains supports creux ;
- platines dimensionnées pour la section des poteaux.
Respectez les distances minimales entre les perçages et les bords du support. Un ancrage placé trop près d’une arête peut provoquer l’éclatement du béton ou de la maçonnerie.
Monter les poteaux, les traverses et les lames verticales
La précision des premiers éléments conditionne l’alignement de toute la palissade. Prenez le temps de régler les poteaux d’extrémité avant de poursuivre la pose.
Tracer et répartir les travées
Matérialisez l’emplacement de la clôture avec des piquets et un cordeau. Vérifiez la limite de propriété, puis repérez les éventuels réseaux enterrés avant le terrassement.
Calculez ensuite le nombre de travées. Une répartition régulière produit un résultat plus harmonieux qu’une succession de grandes travées terminée par un espace très étroit. Réduisez légèrement tous les entraxes pour absorber la différence.
Installer les poteaux
Posez d’abord les deux poteaux situés aux extrémités. Réglez leur hauteur et leur aplomb, puis tendez un cordeau entre eux.
Les poteaux intermédiaires doivent être :
- alignés sur le cordeau ;
- contrôlés dans deux directions ;
- maintenus par des jambes de force temporaires ;
- laissés immobiles pendant la prise du béton.
Ne commencez pas la pose des lames tant que les fondations n’ont pas atteint une résistance suffisante.
Fixer les traverses horizontales
Pour une hauteur proche de 1,80 m, installez généralement trois traverses : une en partie basse, une au centre et une près du sommet.
La traverse basse ne doit jamais reposer sur la terre. Laissez un espace suffisant pour éviter les éclaboussures permanentes et permettre le passage de l’air.
Les traverses peuvent être fixées sur la face intérieure des poteaux. Contrôlez leur niveau avant le vissage afin que les rangées de fixations restent régulières sur toute la longueur.
Poser les lames verticales
La première lame doit être parfaitement d’aplomb. Un léger décalage se multiplie au fil de la pose et devient visible après plusieurs mètres.
Procédez ensuite de manière régulière :
- placez une cale correspondant à l’écartement retenu ;
- positionnez la lame suivante ;
- contrôlez son aplomb ;
- prépercez près des extrémités ;
- vissez la lame sur chaque traverse ;
- retirez la cale et poursuivez.
Ne serrez pas les vis au point d’écraser les fibres. La tête doit maintenir la lame sans s’enfoncer profondément dans le bois.
Protégez les coupes et les perçages réalisés après traitement. En partie haute, une coupe légèrement inclinée ou un chaperon limite la stagnation de l’eau sur le bois de bout.
Adapter la pose à un terrain en pente
Les poteaux doivent rester verticaux, même lorsque le terrain descend fortement.
Deux finitions sont possibles :
- réaliser des paliers successifs, avec une hauteur constante par travée ;
- recouper chaque lame pour suivre plus précisément la pente du sol.
La pose par paliers facilite les découpes et conserve une ligne supérieure régulière. La pose suivant le terrain produit un rendu plus continu, mais demande davantage de mesures.
Choisir le niveau d’occultation sans fragiliser la palissade
Le niveau d’intimité recherché modifie directement la quantité de bois, le poids de la clôture et sa résistance au vent.
La palissade ajourée
Les lames sont séparées par des intervalles visibles. Un jeu de 5 à 10 mm convient souvent à des lames de largeur moyenne, mais l’écartement final dépendra des variations dimensionnelles du bois.
Cette configuration :
- facilite la circulation de l’air ;
- réduit les efforts sur les poteaux ;
- demande moins de lames ;
- laisse passer une partie de la lumière ;
- limite l’effet de paroi dans les secteurs venteux.
Tenez compte de l’humidité du bois au moment de la pose. Une lame humide peut se rétracter en séchant, tandis qu’une lame très sèche peut gonfler après plusieurs jours pluvieux.
La pose bord à bord
Des lames posées très près les unes des autres produisent une occultation immédiate. Cette apparence peut toutefois évoluer : des espaces apparaissent lorsque le bois sèche, alors qu’un gonflement peut créer des tensions lorsque le jeu est insuffisant.
Cette palissade forme également un écran presque continu face au vent. Elle demande donc des poteaux, des traverses et des fondations plus résistants qu’une clôture ajourée.
La pose à couvre-joints ou à lames alternées
Une première rangée de lames espacées est recouverte par une seconde rangée. Le regard ne traverse plus directement la clôture, tandis que l’air peut encore circuler entre les deux plans.
Cette solution offre une forte occultation tout en laissant au bois une certaine liberté de mouvement. Elle augmente cependant la quantité de lames, le poids de la structure et le nombre de vis.
Pour réduire la prise au vent sans renoncer à l’intimité, plusieurs adaptations sont possibles :
- employer des lames moins larges ;
- maintenir de petits intervalles réguliers ;
- rapprocher les poteaux ;
- renforcer les traverses ;
- ajouter un contreventement adapté ;
- interrompre une grande longueur par un retour d’angle.
Un portillon doit disposer de son propre cadre rigide, renforcé par une diagonale. Fixez-le sur des poteaux dimensionnés pour reprendre son poids et les mouvements liés aux ouvertures répétées.
Calculer les quantités et entretenir la palissade
Un calepinage réalisé avant l’achat limite les chutes et permet d’anticiper les besoins en bois, en vis et en béton.
Exemple pour une palissade de 10 m sur 1,80 m
Avec un entraxe maximal fixé à 1,80 m :
- 10 ÷ 1,80 = 5,56, soit 6 travées ;
- 10 ÷ 6 = un entraxe réel d’environ 1,67 m ;
- 6 travées nécessitent 7 poteaux ;
- trois lignes de traverses représentent environ 30 mètres linéaires ;
- des lames de 95 mm avec un intervalle de 10 mm occupent chacune 105 mm ;
- 10 000 ÷ 105 = environ 96 lames.
Ajoutez une marge de 5 à 10 % pour les coupes, les défauts du bois et le remplacement ultérieur de quelques éléments.
Calculer le volume de béton
Pour un plot cylindrique, utilisez la formule suivante :
Volume = 3,14 × rayon² × profondeur
Un trou de 30 cm de diamètre et de 60 cm de profondeur contient environ 42 litres :
3,14 × 0,15² × 0,60 = 0,042 m³
Sept plots de ce volume demandent près de 300 litres de béton. La quantité réelle varie selon la forme des trous, la présence des supports métalliques et les irrégularités du terrain.
Préserver le bois dans le temps
Une finition n’est pas toujours nécessaire à la durabilité biologique du bois. Elle sert surtout à conserver une teinte, limiter les variations d’aspect et ralentir le grisaillement.
Un saturateur pénètre dans les fibres et conserve un rendu assez naturel. Une lasure microporeuse forme une protection plus visible, mais demande une préparation adaptée lors des rénovations.
Inspectez régulièrement :
- la base des poteaux et des lames ;
- les zones en contact avec la végétation ;
- les fissures dans lesquelles l’eau peut rester ;
- les vis desserrées ou corrodées ;
- l’aplomb des poteaux ;
- les chants supérieurs ;
- les coupes et les perçages effectués après traitement.
Un bois correctement traité pour la classe 4 peut rester durable sans produit décoratif complémentaire. Les recoupes et les blessures doivent cependant recevoir une protection compatible avec le traitement d’origine.
Les erreurs qui raccourcissent la durée de vie
Les défauts les plus fréquents concernent moins l’aspect de la palissade que sa conception :
- enterrer un bois non prévu pour la classe 4 ;
- laisser les lames toucher la terre ;
- espacer excessivement les poteaux ;
- installer une clôture pleine sur des fondations légères ;
- poser des platines sur une maçonnerie trop fragile ;
- utiliser des vis non adaptées à l’extérieur ;
- oublier le jeu nécessaire aux variations du bois ;
- laisser l’eau stagner sur les coupes horizontales ;
- fixer un portillon lourd sur une structure insuffisamment renforcée.
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