Beautiful Plants For Your Interior

Les rosiers grimpants transforment un mur, une arche ou une pergola en scène fleurie, à condition de choisir une espèce adaptée à votre support, à votre climat et à l’effet recherché. Certains rosiers offrent une floraison généreuse en début d’été, d’autres refleurissent par vagues jusqu’à l’automne, tandis que les rosiers lianes partent à l’assaut des grands arbres avec une vigueur spectaculaire. Bien les distinguer vous aide à planter le bon rosier au bon endroit, sans vous retrouver avec une variété trop sage… ou beaucoup trop conquérante.
Rosiers grimpants à grandes fleurs
Les rosiers grimpants à grandes fleurs sont souvent les premiers auxquels on pense pour habiller un mur, une arche ou une pergola. Ils développent de longues cannes vigoureuses, à palisser au fur et à mesure, avec de grandes roses parfois solitaires, parfois réunies en petits bouquets. Leur grand intérêt tient à leur floraison souvent remontante, capable de revenir par vagues du début de l’été jusqu’à l’automne selon les variétés. Pour obtenir une plante bien fleurie, ne laissez pas toutes les tiges filer droit vers le haut : un palissage horizontal ou oblique favorise l’apparition de rameaux florifères. Ce groupe convient très bien aux jardins de taille moyenne, car il offre un bel équilibre entre présence végétale, fleurs visibles et entretien raisonnable.
Rosiers lianes
Les rosiers lianes, aussi appelés ramblers, appartiennent au registre des grands décors du jardin. Leurs tiges longues, souples et sarmenteuses partent facilement à l’assaut d’une pergola, d’un grand arbre, d’une clôture ancienne ou d’un talus difficile à fleurir. Ils portent généralement une multitude de petites fleurs groupées en bouquets, souvent en fin de printemps ou au début de l’été, sur le bois formé les années précédentes. La plupart ne refleurissent pas, mais leur floraison peut être spectaculaire par sa masse. Ce sont des rosiers à réserver aux lieux où ils peuvent prendre leur ampleur : un sujet trop vigoureux placé sur une petite arche devient vite envahissant, tandis qu’un grand support révèle toute sa valeur.
Rosiers Noisette grimpants
Les rosiers Noisette grimpants apportent une élégance ancienne aux murs chauds, aux piliers et aux façades bien abritées. Nés d’une lignée horticole historique entre les États-Unis et la France, ils forment souvent de grands rosiers assez souples, avec un feuillage lustré et des fleurs en grappes, petites à moyennes, souvent parfumées. Leur floraison remontante, de l’été à l’automne, les rend précieux dans les jardins doux où l’on cherche une présence fleurie longue et raffinée. Ils apprécient les situations chaudes, protégées des vents froids, avec un sol fertile mais drainé. Dans les régions aux hivers marqués, mieux vaut les installer contre un mur bien exposé, qui restitue un peu de chaleur pendant la nuit.
Rosier de Banks
Le rosier de Banks, Rosa banksiae, est un rosier grimpant à part, presque trop généreux pour les petits espaces. Originaire de Chine centrale, il peut former une grande liane de plusieurs mètres, avec des rameaux fins, peu armés, et un feuillage luisant composé de petites folioles. Sa floraison printanière, blanche ou jaune selon les formes, arrive en nuées de petites fleurs groupées. Il ne remonte généralement pas, mais son effet au printemps est remarquable sur une pergola, un grand mur ou un arbre solide. C’est un rosier de climat doux : il supporte mal les hivers rigoureux et préfère les expositions chaudes. Sa taille reste légère, juste après la floraison, afin de contenir le volume sans supprimer les futures pousses utiles.
Rosier de Macartney
Le rosier de Macartney, Rosa bracteata, possède un tempérament plus sauvage et défensif. Originaire du sud-est de la Chine et de Taïwan, il forme un arbuste lianescent persistant à semi-persistant, capable de grimper sur un grand support en climat doux. Ses rameaux robustes et très épineux demandent de la place, mais son feuillage sombre, brillant, presque coriace, lui donne une forte valeur ornementale. Ses grandes fleurs blanches solitaires, parfumées avec une note fruitée légère, s’ouvrent de juin à l’automne. C’est un rosier intéressant pour les jardins littoraux abrités, les murs ensoleillés et les grandes scènes végétales. Il faut le placer loin des zones de passage, car ses aiguillons ne pardonnent pas.

Rosa filipes
Rosa filipes est un rosier liane chinois taillé pour les grands jardins. Il peut atteindre près de 9 m lorsqu’il trouve un arbre, une vaste pergola ou une structure assez robuste pour le porter. Ses pousses arquées, épineuses, portent un feuillage d’abord cuivré puis vert, avant de se couvrir en juin-juillet de très grands corymbes de petites fleurs blanc crème, parfumées. Après la floraison, les fruits orange puis écarlates prolongent l’intérêt de la plante. Ce rosier n’est pas fait pour border une petite terrasse : il demande un espace large, une taille après floraison si nécessaire et une vraie liberté de mouvement. Dans un grand jardin naturaliste, il crée une présence végétale spectaculaire sans demander une conduite trop rigide.
Rosa helenae
Rosa helenae est un grand rambler caduc, originaire de Chine centrale et méridionale, qui convient aux supports amples et aux jardins où l’on accepte une forme libre. Ses jeunes pousses portent de petits aiguillons crochus, ses feuilles comptent souvent cinq à neuf folioles, et sa floraison blanche parfumée apparaît en juin en larges bouquets plats. Une fois établi, il devient très généreux, surtout lorsqu’il peut couvrir un grand arceau, une clôture haute ou les branches basses d’un arbre solide. Ses fruits orange-rouge à écarlates ajoutent un intérêt après la floraison. Ce rosier se taille après la floraison, surtout pour retirer les tiges trop vieilles ou guider les nouvelles pousses vers leur support.
Rosier Cherokee
Le rosier Cherokee, Rosa laevigata, séduit par ses grandes fleurs blanches, simples, très lumineuses, qui peuvent atteindre 8 à 10 cm. Originaire d’Asie orientale, il porte des tiges longues et crochues, un feuillage épais très luisant, souvent composé de trois folioles, et une floraison printanière à début d’été bien parfumée. Ses fruits rouges hérissés, accompagnés de sépales persistants, prolongent son attrait après les fleurs. C’est un rosier de climat doux, à installer dans un emplacement très abrité et ensoleillé, sur un grand support. Il n’aime ni les vents froids ni les situations trop exposées. Dans les bonnes conditions, il devient un sujet noble, lumineux, presque architectural.
Rosier musqué
Le rosier musqué, Rosa moschata, est un grand rosier souple, parfois conduit comme une liane, surtout en climat doux. Originaire d’une zone allant du sud de l’Iran à l’Afghanistan, il se distingue par ses fleurs blanches au parfum musqué, réunies en bouquets lâches. Sa floraison peut être plus tardive que celle de nombreux rosiers, avec des formes cultivées capables de fleurir d’août jusqu’aux premières gelées. Il a aussi marqué l’horticulture, car il a participé à la création de lignées remontantes et des Hybrid Musk. Au jardin, il convient aux situations abritées, aux grands supports et aux scènes souples, moins strictes qu’un mur palissé au cordeau.
Rosier multiflore
Le rosier multiflore, Rosa multiflora, est une espèce asiatique qui a beaucoup compté dans la naissance des ramblers, des polyanthas et des floribundas. Il forme un grand arbuste arqué à sarmenteux, souvent de 3 à 5 m, avec de nombreux petits aiguillons recourbés, un feuillage à sept ou neuf folioles et une profusion de petites fleurs blanches en panicules au mois de juin. Ses fruits rouges ajoutent une note décorative après la floraison. Au jardin, il peut servir à couvrir une clôture, un fond de massif ou un talus. Sa vigueur impose un minimum de surveillance, car il peut se marcotter facilement lorsque ses tiges touchent le sol. Une taille après floraison permet de garder une silhouette lisible.
Rosier toujours vert
Le rosier toujours vert, Rosa sempervirens, porte bien son nom dans les climats doux, où son feuillage persistant à semi-persistant reste décoratif une bonne partie de l’année. Originaire du sud de l’Europe, d’Afrique du Nord et de Turquie asiatique, il forme des tiges sarmenteuses pouvant atteindre environ 6 m, garnies de petits aiguillons crochus. Ses fleurs blanches, souvent parfumées, apparaissent en juin en bouquets. Ce rosier aime la chaleur, les sols drainés et les vieux murs bien exposés. Il trouve naturellement sa place dans les jardins méditerranéens, les cours abritées ou les façades ensoleillées. Sa taille reste légère après floraison, car une coupe trop sévère réduirait son charme souple.
Rosier des prairies
Le rosier des prairies, Rosa setigera, présente un intérêt botanique fort : c’est l’un des rares vrais rosiers grimpants nord-américains. Originaire de l’est et du centre de l’Amérique du Nord, il produit de longues tiges fines, munies d’aiguillons courts et crochus, avec des feuilles souvent divisées en trois folioles. Ses fleurs de 5 à 6 cm, rosées à presque blanches, apparaissent surtout en juillet-août. Elles sont peu parfumées, mais elles offrent une floraison naturelle, simple et tardive. Ce rosier convient bien aux jardins naturalistes, aux clôtures rustiques et aux scènes un peu libres, notamment dans les climats tempérés continentaux. Sa taille se fait après floraison, avec modération.
Rosier de Wichura
Le rosier de Wichura, Rosa luciae, longtemps connu sous le nom horticole Rosa wichuraiana, est une espèce majeure dans l’histoire des rosiers lianes modernes. Originaire d’Asie orientale, il possède un port rampant à sarmenteux, des pousses longues de plusieurs mètres et un feuillage très luisant, parfois semi-persistant en climat doux. Ses fleurs blanches, d’environ 5 cm, apparaissent en petits bouquets de l’été au début de l’automne. Sa vigueur et sa capacité à couvrir le sol l’ont rendu précieux pour créer des hybrides solides, utiles sur talus, berges, supports bas ou grandes structures. Il donne un effet plus couvrant que vertical, ce qui le rend très intéressant pour végétaliser des zones larges.
Rosier grimpant ‘New Dawn’
‘New Dawn’ fait partie des grands classiques, et sa réputation reste méritée. Ce rosier grimpant obtenu aux États-Unis forme une plante d’environ 3 m, au feuillage sombre et luisant, avec des fleurs semi-doubles rose pâle, parfumées, qui reviennent du début de l’été jusqu’à la fin de l’automne. Sa grande force tient à sa polyvalence : il peut fleurir sur un mur, une arche, une clôture, mais aussi dans une situation légèrement ombrée, voire sur un mur nord bien dégagé. Pour favoriser sa floraison, palissez ses tiges principales à l’horizontale autant que possible. Il reste toutefois un rosier à surveiller côté feuillage, surtout dans les jardins humides ou peu aérés.
Rosier grimpant ‘Climbing Iceberg’
‘Climbing Iceberg’ est une valeur sûre pour ceux qui cherchent un rosier blanc grimpant, lumineux et assez facile à associer. Issu du célèbre ‘Iceberg’, ce sport grimpant forme une plante vigoureuse d’environ 3 m, presque sans aiguillons, avec un feuillage vert clair luisant et des fleurs blanches doubles, légèrement parfumées. Sa floraison se renouvelle librement de l’été à l’automne, ce qui le rend très utile sur une arche, un mur ou une entrée de jardin. Il supporte une ombre légère, mais fleurit mieux avec plusieurs heures de lumière. Son style sobre permet de l’associer à des vivaces bleues, des feuillages gris ou des clématites sans créer de surcharge visuelle.
Rosier grimpant ‘Zéphirine Drouhin’
‘Zéphirine Drouhin’ est un rosier Bourbon grimpant ancien, créé en France au XIXe siècle, très apprécié pour ses tiges presque sans aiguillons. C’est un vrai atout près d’un passage, d’une terrasse ou d’une porte, là où un rosier très épineux deviendrait vite pénible à vivre. Il atteint environ 2,5 à 4 m et porte des fleurs semi-doubles rose cerise, très parfumées, sur une longue période estivale et automnale. Son jeune feuillage bronze ajoute un charme supplémentaire au printemps. Ce rosier aime les situations bien aérées, car les anciennes variétés peuvent parfois montrer un feuillage moins propre que les sélections récentes. Bien conduit, il reste l’un des meilleurs choix pour une rose parfumée près de la maison.
Rosier grimpant ‘Pierre de Ronsard’
‘Pierre de Ronsard’, aussi connu sous le nom ‘Eden Rose 85’, est devenu une référence pour les jardins romantiques, mais il mérite mieux qu’un simple effet de mode. Ce petit grimpant ou grand arbuste, souvent conduit entre 1,8 et 3 m, porte un feuillage dense, vert foncé et brillant. Ses très grandes fleurs, crème bordé de rose carmin, donnent un effet plein et généreux du printemps aux gelées selon les conditions. Son parfum reste léger à modéré, mais sa tenue visuelle est remarquable sur une arche basse, une colonne ou un mur de jardin. Il convient très bien aux espaces moyens, où un rosier liane serait trop puissant. Une taille douce suffit généralement à structurer la plante et à retirer le vieux bois.
Rosier grimpant ‘Graham Thomas’
‘Graham Thomas’ est un rosier anglais vigoureux, souvent cultivé comme grand arbuste, mais capable de devenir un petit grimpant lorsqu’il est palissé. Ses fleurs en coupe, d’un jaune riche et pur, apportent une couleur assez rare chez les rosiers grimpants, surtout lorsqu’on cherche une teinte chaude sans orange trop marqué. Son parfum Tea, léger, avec une nuance florale, accompagne une floraison remontante de l’été à l’automne. Il convient aux obélisques, aux petits murs, aux supports étroits et aux scènes où l’on veut de la hauteur sans installer un rosier trop conquérant. Taillé comme un climber court, il garde une silhouette élégante et plus facile à maîtriser.
Rosier liane ‘Albertine’
‘Albertine’ est un rosier liane historique, créé en France au début du XXe siècle, qui garde un charme très fort dans les jardins un peu généreux. Il développe de longues tiges rougeâtres, très épineuses, capables d’atteindre 4 à 8 m selon le support et les conditions. Ses boutons rouge saumon s’ouvrent en fleurs doubles cuivre-rose, très parfumées, au cœur de l’été. Sa floraison principale est unique, mais elle marque la saison avec une intensité rare. Ce rosier demande de la place, un support solide et une taille juste après floraison. Il convient aux grandes pergolas, aux arceaux robustes et aux jardins où l’on accepte une plante au tempérament affirmé.
Rosier grimpant ‘Don Juan’
‘Don Juan’ est l’un des rosiers grimpants rouges les plus expressifs pour un mur, un pilier ou une grande structure verticale. Créé en Italie, il forme un grand grimpant de 2,5 à 4 m, avec un feuillage sombre, luisant et coriace. Ses grandes fleurs doubles, rouge très foncé, peuvent atteindre une belle taille et dégagent un parfum marqué. Sa floraison remonte de la fin du printemps jusqu’aux gelées dans de bonnes conditions. Les deux premières années, mieux vaut tailler légèrement pour laisser les cannes principales s’installer. Ensuite, la conduite se fait comme pour les autres climbers : palissage, renouvellement progressif du vieux bois et surveillance des maladies foliaires selon le climat du jardin.



