Beautiful Plants For Your Interior

Les rosiers sans épines ou presque existent bel et bien, même s’ils restent plus rares que les rosiers classiques. Ces variétés séduisent les jardiniers qui veulent profiter des roses sans se piquer à chaque taille, palissage ou cueillette. On les trouve surtout parmi les rosiers grimpants, certains rosiers anciens et quelques cultivars modernes très peu armés en aiguillons. Leur intérêt ne se limite pas au confort : près d’un passage, sur une arche, contre une façade ou dans un jardin fréquenté par des enfants, ils permettent de créer une floraison généreuse avec moins de contraintes au quotidien.
Les rosiers sans épines sont-ils vraiment totalement lisses ?
Le terme “rosier sans épines” demande un peu de nuance. Chez les rosiers, on parle plutôt d’aiguillons que d’épines véritables. Certaines variétés en sont presque dépourvues, d’autres gardent quelques petits aiguillons sur le vieux bois ou à la base des tiges.
Avant de choisir, retenez surtout ceci :
- un rosier peut être très peu épineux jeune, puis former quelques aiguillons avec l’âge ;
- les rosiers lianes et grimpants demandent un support solide, même s’ils sont plus agréables à palisser ;
- les variétés presque inermes restent rares, donc mieux vaut vérifier le plant en pépinière avant achat ;
- l’exposition, le sol et la taille influencent la vigueur, mais pas toujours la présence d’aiguillons.
Rosa banksiae, le grand classique des rosiers sans épines
Rosa banksiae, souvent appelé rosier de Banks ou Lady Banks, fait partie des références quand on cherche un rosier vraiment doux à manipuler. Originaire de Chine, il se comporte comme une grande liane grimpante capable d’atteindre 6 à 10 mètres dans de bonnes conditions.
Ses tiges sont souples, très longues, et généralement sans épines, parfois avec quelques minuscules aiguillons peu gênants. C’est un rosier parfait pour habiller une pergola, un grand mur ensoleillé, une façade abritée ou une vieille clôture.
Sa floraison arrive en fin de printemps, souvent entre avril et mai. Elle est unique, mais très généreuse : une vague de petits pompons blancs ou jaune pâle recouvre alors la plante.
| Variété | Couleur des fleurs | Parfum | Particularité |
|---|---|---|---|
| Rosa banksiae ‘Alba’ | Blanc | Faible à nul | Floraison lumineuse, très douce visuellement |
| Rosa banksiae ‘Lutea’ | Jaune pâle | Faible à nul | L’une des formes les plus connues |
| Rosa banksiae type | Blanc ou crème selon les formes | Variable | Rosier liane très vigoureux |
Ce rosier aime les sols drainés, le soleil ou la mi-ombre claire. Il supporte environ -14 °C, ce qui le rend surtout adapté aux régions douces ou aux emplacements protégés. Une fois installé, il se montre sain, robuste et peu exigeant.
Mme Alfred Carrière, le rosier grimpant presque sans épines et très généreux
Le rosier Mme Alfred Carrière est un ancien rosier noisette obtenu en 1879. Il reste très apprécié pour ses rameaux souples, presque lisses, et sa floraison longue. Selon la manière dont vous le conduisez, il peut devenir un grand arbuste de 2 à 3 mètres ou un grimpant de 4 à 6 mètres.
Ses fleurs doubles, d’environ 8 cm, mêlent le blanc, le crème et le rose très tendre. Elles dégagent un parfum léger, avec des notes de thé et de fruit. Contrairement à Rosa banksiae, ce rosier est remontant : il peut refleurir de la fin du printemps jusqu’aux gelées.
C’est une variété intéressante près d’une terrasse, d’un passage ou d’une entrée, car elle associe :
- des tiges faciles à guider ;
- une floraison romantique et durable ;
- une belle résistance aux maladies en situation ensoleillée ;
- une bonne tolérance à la mi-ombre, si l’air circule bien.
Offrez-lui un sol riche, frais et drainé. Il apprécie les emplacements lumineux, mais gagne à être protégé des vents froids. Dans un jardin, il donne vite cette impression de rosier ancien généreux, sans les griffures répétées que l’on redoute souvent avec les grands grimpants.
Rosa canina ‘Inermis’, l’églantier sans épines pour haies naturelles
Rosa canina ‘Inermis’ est une forme sans épines de l’églantier sauvage. Vigoureux, rustique et très tolérant, il peut atteindre 3 à 10 mètres selon les conditions et son support.
Sa floraison est simple, blanche à rose pâle, parfumée, avec un charme très naturel. Elle apparaît en juin, puis laisse place à des fruits rouges décoratifs, appréciés dans les jardins vivants.
Ce rosier a un intérêt particulier pour les jardins champêtres :
- il forme de belles haies libres ;
- il accepte les sols pauvres ou secs ;
- il attire les insectes pollinisateurs lors de la floraison ;
- il nourrit aussi le décor d’automne grâce à ses fruits.
Il aime le soleil, plutôt en site abrité. Sa taille doit rester légère : on supprime surtout le bois mort, les tiges mal placées et les rameaux trop envahissants. C’est un rosier à choisir si vous cherchez une présence naturelle, solide, moins sophistiquée qu’un rosier moderne, mais très utile au jardin.
Kew Gardens, un rosier arbustif presque sans épines pour massifs et pots
Le rosier Kew Gardens, créé par David Austin, change un peu de registre. Ici, pas de grande liane, mais un arbuste compact, buissonnant, de 1,20 m à 1,50 m environ. Il convient bien aux massifs, aux petites haies fleuries et même à la culture en grand pot.
Ses fleurs simples, blanches, s’ouvrent en grandes grappes avec un cœur jaune pâle. Le résultat est frais, léger, très vivant. La floraison est remontante, avec des fleurs de l’été jusqu’à l’automne.
Son parfum reste léger, mais sa facilité de culture compense largement ce point. Il se montre résistant aux maladies, accepte le soleil comme la mi-ombre et tolère différents sols, y compris calcaires.
Pour un jardin familial, c’est un choix rassurant : peu d’aiguillons, un port sage, une floraison claire, et une silhouette facile à intégrer près d’une allée ou d’un coin repas.
Dinky, le petit rosier fuchsia presque sans épines
Le rosier Dinky est un arbuste compact, droit, d’environ 1 mètre. Il est souvent cité parmi les rosiers peu épineux, avec un feuillage sain et une bonne résistance générale.
Ses fleurs en petits pompons très pleins affichent un fuchsia intense. Elles apparaissent en grappes abondantes, de l’été à l’automne. Leur diamètre reste modeste, mais leur nombre crée un effet très coloré.
Ce rosier convient très bien aux zones où l’on veut une floraison vive sans installer un grand sujet :
- bordure ensoleillée ;
- petit massif près d’une terrasse ;
- premier plan d’une plate-bande ;
- jardin de ville ;
- grand bac sur une cour lumineuse.
Il n’est pas parfumé, mais il compense par sa floribondité, sa couleur stable au soleil comme sous la pluie, et son port bien tenu. Dans un décor végétal sobre, il apporte une note franche, presque graphique.
Martin Frobisher, un rosier canadien presque sans épines et très rustique
Martin Frobisher est un rosier arbustif canadien connu pour sa grande résistance au froid. Il atteint environ 1,50 m à 2 m de hauteur pour 1 m de largeur. Ses tiges sont presque sans épines, même si quelques aiguillons peuvent apparaître sur le vieux bois.
Ses fleurs semi-doubles passent du rose pâle au blanc crème. Elles s’ouvrent en grappes, souvent de 7 à 10 fleurs, et se renouvellent du printemps à l’automne.
C’est une variété à retenir pour les climats frais, les jardins exposés ou les haies fleuries où l’on souhaite un rosier fiable. Il apprécie le soleil et un sol riche, mais bien drainé.
Son allure est moins spectaculaire qu’un grand rosier liane, mais sa force se trouve ailleurs : rusticité, floraison répétée, entretien raisonnable et bonne tenue en massif.
Jean-Jacques Rousseau, un rosier à vérifier avant achat
Le rosier Jean-Jacques Rousseau apparaît parfois dans les listes de rosiers peu épineux, mais les informations disponibles sont moins précises que pour Rosa banksiae, Mme Alfred Carrière ou Kew Gardens.
Il est généralement présenté comme un rosier arbustif ou grimpant modéré, à fleurs roses parfumées et remontantes. Sa vigueur reste moyenne, ce qui peut convenir à un jardin classique ou à un espace où l’on ne veut pas une variété trop envahissante.
Pour cette variété, le bon réflexe est simple : vérifiez le plant directement auprès de la pépinière. Demandez si les tiges sont réellement peu armées, car la présence d’aiguillons peut varier selon les plants, l’âge du bois ou les conditions de culture.
Lambert Wilson, un floribunda presque inerme et très résistant
Le rosier Lambert Wilson, aussi connu sous le nom EVEfol, a été obtenu par André Eve en 2015. C’est un rosier arbustif de type floribunda, d’environ 1 m à 1,50 m, presque inerme et reconnu pour sa résistance aux maladies.
Ses fleurs simples, réunies en grappes, mêlent des nuances de jaune, de rose et d’abricot. Le parfum reste léger, avec des notes rappelant le tilleul et le chèvrefeuille.
Il fleurit par vagues successives, ce qui le rend intéressant dans un massif vivant, une haie fleurie ou une scène mêlant vivaces et graminées. Il aime le soleil et les sols frais, mais drainés.
Son intérêt au jardin tient dans son équilibre : un port accessible, peu d’aiguillons, une bonne santé et des teintes changeantes qui évitent l’effet trop figé.
François Juranville, un rosier liane souple pour pergolas et murs
Le rosier François Juranville est un grimpant vigoureux, capable d’atteindre 4 à 5 mètres. Ses tiges sont souples, assez faciles à palisser, et portent peu d’épines par rapport à de nombreux rosiers lianes.
Sa floraison est unique, mais spectaculaire. En été, il produit des fleurs doubles d’environ 8 cm, rose saumon, réunies en grappes parfumées. Son parfum évoque souvent la pomme, ce qui lui donne une vraie personnalité.
Son feuillage brillant, parfois teinté de bronze au départ de la végétation, ajoute un attrait décoratif. Il se plaît au soleil, en situation abritée, dans un sol fertile et drainé.
C’est un rosier à réserver aux structures solides : pergola, grand mur, arche robuste, clôture haute. Bien conduit, il forme une masse fleurie ample, avec moins d’agressivité au toucher que beaucoup de rosiers grimpants traditionnels.
Tableau comparatif des principales variétés de rosiers sans épines ou presque
| Variété | Type | Hauteur moyenne | Floraison | Niveau d’aiguillons | Meilleur usage |
|---|---|---|---|---|---|
| Rosa banksiae | Liane grimpante | 6 à 10 m | Unique, avril-mai | Sans épines ou presque | Pergola, mur chaud, façade |
| Mme Alfred Carrière | Grimpant / sarmenteux | 4 à 6 m | Remontante | Presque sans épines | Arche, mur, entrée, terrasse |
| Rosa canina ‘Inermis’ | Églantier grimpant | 3 à 10 m | Unique, juin | Sans épines | Haie libre, support naturel |
| Kew Gardens | Arbustif anglais | 1,20 à 1,50 m | Remontante | Quasi sans épines | Massif, pot, petite haie |
| Dinky | Arbustif compact | Environ 1 m | Remontante | Peu ou pas d’épines | Bordure, petit jardin, bac |
| Martin Frobisher | Arbustif canadien | 1,50 à 2 m | Remontante | Presque sans épines | Haie fleurie, massif rustique |
| Jean-Jacques Rousseau | Arbustif ou grimpant modéré | Variable | Remontante | À confirmer | Jardin classique |
| Lambert Wilson | Floribunda arbustif | 1 à 1,50 m | Remontante par vagues | Presque inerme | Massif, haie fleurie |
| François Juranville | Liane grimpante | 4 à 5 m | Unique, estivale | Peu épineux | Pergola, mur, grande arche |
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